La plupart des trajets en Transport en Commun (TC) commencent et se terminent par une marche. En effet, la marche peut représenter la moitié du temps consacré aux trajets multimodaux.

Cela peut sembler d’une évidence flagrante, car, de par sa nature même de service à fort trafic, le Transport en Commun ne conduit pas et ne peut pas conduire les passagers directement jusqu’à leur porte.

Mais soyons clairs : le succès du Transport en Commun dépend de la facilité de déplacement à pied.

Ce sont les villes qui favorisent à la fois la marche et le Transport en Commun (TC) qui enregistrent le moins de circulation automobile. Il s’agit là d’une des conclusions tirées dans la nouvelle note politique de Walk21.

Aux côtés d’autres organisations, l’UITP s’est associée à Walk21 pour contribuer à une publication de référence sur la combinaison de la marche et des transports en commun.

Dans cette publication, combiner la marche et les transports en commun est présentée comme une stratégie clé pour réduire l’utilisation de la voiture particulière, diminuer les émissions de carbone et améliorer la viabilité financière des services de transport, tout en renforçant l’efficacité et la qualité de vie en milieu urbain.

Que peut faire le secteur des transports publics ?

Écoutez Jim Walker, directeur de Walk21

Si une augmentation de la marche implique une utilisation accrue des transports publics, que peut faire le secteur des transports publics pour encourager les déplacements à pied, alors que bon nombre de ces décisions ne relèvent pas de la compétence des opérateurs, mais de celle des autorités locales et des municipalités ?

C’est précisément pour cette raison qu’il est important que toutes les parties prenantes collaborent.

Par exemple, au sein de l’UITP, les comités et les groupes de travail sont composés de représentants des autorités publiques, du secteur de l’industrie et des opérateurs. Mais cette collaboration devrait également s’exercer aux niveaux local, régional et national.

« Presque tout le monde se rend au Transport en Commun (TC) à pied. » « En misant à la fois sur la marche et sur l’utilisation du Transport en Commun (TC), nous réduisons le recours à la voiture particulière ainsi que les émissions de carbone qui y sont associées, et nous améliorons la viabilité financière des services de transport, tout en renforçant l’efficacité et la qualité de vie en milieu urbain. »
Jim Walker, Director of Walk21

Comment parvenir à l’intégration

L’intégration doit constituer une priorité absolue lorsque le secteur des transports publics collabore avec d’autres parties prenantes. En résumé, l’objectif devrait être le suivant :

  • Mettre en place des itinéraires piétonniers sûrs, accessibles et agréables menant au Transport en Commun pour tous
  • Mettre en avant les bienfaits pour la santé et les économies réalisées grâce à la marche et au Transport en Commun (TC)
  • Et, en fin de compte, pour donner l’impression que la marche et le Transport en Commun (TC) sont plus pratiques que la voiture

Pour rendre la marche et le Transport en Commun (TC) plus pratiques, et ainsi favoriser un report modal, il faut mettre en œuvre toute une série de mesures et de politiques. Par exemple, les zones à faibles émissions, les taxes de stationnement et l’affectation d’un espace routier plus important à la Mobilité active. C’est grâce à ce genre de mesures que les villes du groupe 4 (sur le graphique ci-dessous) parviennent à atteindre une part modale élevée tant pour le Transport en Commun (TC) que pour la marche.

« Des villes comme Madrid et Zurich ont mis en place des politiques globales qui accordent la priorité à un système de transport sûr, durable et propre. » « Quelle que soit leur taille ou leur situation géographique, les villes où la marche et le Transport en Commun (TC) occupent une place importante sont celles qui enregistrent le moins de circulation automobile et offrent sans doute une meilleure qualité de vie. »
Jim Walker, Director of Walk21

La praticabilité piétonne a des répercussions sur le Transport en Commun (TC)

En fin de compte, la praticabilité piétonne et le Transport en Commun (TC) sont étroitement liés. Prenez l’exemple de Paris. En avril 2024, une étude a révélé que les Parisiens sont désormais plus nombreux à se déplacer à vélo qu’en voiture.

Si cet exemple réussi du report modal a, à juste titre, fait la une des journaux, l’étude montre également que la marche est le mode de déplacement le plus populaire dans la capitale française, représentant 53 % de l’ensemble des trajets, suivi de près par le Transport en Commun (TC), avec 30 %.

En substance, lorsqu’une zone est plus accessible à pied, la zone de desserte d’un arrêt ou d’une station s’étend. En effet, l’étude Walk21 a révélé qu’une promenade agréable peut tripler la distance de marche jugée acceptable – ce qui signifie que le Transport en Commun (TC) constitue une option plus attrayante pour un plus grand nombre de personnes.

Par conséquent, si nous voulons faire du Transport en Commun le meilleur moyen de se déplacer en ville, la marche doit également figurer parmi nos priorités absolues.

Faire progresser le secteur

Enquête sur la perception du public concernant la Mobilité active dans la région MENA

L’UITP MENA mène actuellement une enquête visant à évaluer la situation actuelle en matière de Mobilité active (marche, vélo, Trottinette électrique) dans le but de favoriser l’adoption de ces modes de transport dans toute la région.

Votre contribution est précieuse pour façonner l’avenir des transports urbains dans les villes de la région MENA. Si vous habitez dans une ville de la région MENA, nous avons besoin de votre aide.