Que contient ce Rapport ?

L’UITP MENA CTE vient de publier le rapport sur le transport informel dans la région MENA, qui se penche sur le sujet à travers quatre études de cas approfondies couvrant les villes d’Amman, Beyrouth, Le Caire et Dubaï. L’objectif du rapport est de mettre en lumière des exemples et des expériences pour mieux comprendre le transport informel dans la région MENA, et de proposer des moyens d’intégration dans les services de transport formels.

Parfois appelé « transport collectif occasionnel » ou « transport low-cost », le transport informel suit généralement des itinéraires variables et une planification adaptative sur des véhicules de petite taille à taille moyenne. Avec une main-d’œuvre généralement semi-qualifiée à non qualifiée, les services de transport informels sont soumis à une application minimale de la loi. Il en résulte généralement une fiabilité de service irrégulière et un non-respect des exigences standard de qualité et de sécurité. Par conséquent, ce type de modes de transport désorganisés ne répond pas aux besoins et aux attentes des clients et peuvent même menacer le développement de projets de transport formels comme le BRT et le LRT.

Comprendre le cadre organisationnel et analyser ses parties prenantes est essentiel avant d’essayer d’intégrer le transport informel. Dans certaines villes, l’ampleur des opérations de transport informelles ne peut pas être ignorée. Même si elles peuvent présenter des défis aux autorités de transport et aux décideurs politiques en entrant parfois en concurrence avec les exploitants des transports formels, le transport informel comble en réalité un vide de marché et ne sera peut-être pas facilement remplaçable à court terme. En conséquence, les autorités organisatrices de transports (AOT) doivent envisager des moyens de gérer les transports informels pour lutter contre la congestion, améliorer la sécurité routière et, en fin de compte, améliorer la qualité de vie.

Le rapport souligne comment Dubaï, l’une des villes à la croissance la plus rapide au monde, a dû répondre à la demande de transports en rapide croissance. Avec une forte volonté politique et un soutien financier, Dubaï a réussi non seulement à formaliser l’industrie informelle des taxis mais aussi à la rendre financièrement viable et durable. Pour Amman, Beyrouth et Le Caire, la situation était plus difficile en raison des incohérences réglementaires et du manque de ressources nécessaires pour mettre en œuvre des réformes.

Le rapport expose enfin des lignes directrices sur la manière de lutter contre le transport informel en comprenant les opérations actuelles, transformant les services de transport informel par le biais de systèmes BRT et permettant des réformes réglementaires et structurelles.

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