Que contient ce Rapport ?

Les développements technologiques actuels ont conduit à de nouveaux services de mobilité. Ces services contribuent à la restructuration des systèmes de mobilité urbaine, tout comme le transport motorisé l’a fait par le passé. La technologie a contribué à accroître l’intérêt public pour le partage des biens et services. L’idée de partager les trajets à la demande est désormais une pratique répandue. De telles pratiques novatrices transforment fondamentalement les villes et la manière dont les gens se déplacent, une tendance qui pourrait s’accélérer si elle était combinée au développement des véhicules automatisés (AV) et de l’intelligence artificielle (IA).

Si la technologie et l’innovation doivent être vues comme une opportunité de moderniser les systèmes de mobilité urbaine pour en faire des systèmes mieux adaptés aux objectifs sociétaux et politiques, il est intéressant de noter que la perturbation et le rythme du changement génèrent également peur et résistance. Ces obstacles peuvent remettre en question notre capacité à exploiter la transition pour un avenir meilleur.

Cet article vise à donner un sens aux changements et perturbations causés par les nouveaux services de mobilité, et fournit des lignes directrices pour gérer l’essor de cette nouvelle offre de mobilité. Il met l’accent sur la gouvernance, en particulier sur la nécessité pour les autorités organisatrices de transports (AOT) de gérer la transition dans la poursuite d’une vision urbaine plus durable, moins dépendante de la voiture privée. Elle encourage les AOT à s’engager dans de nouveaux services de mobilité pour compléter les transports publics, et à utiliser des modalités telles que la réglementation et la législation pour favoriser des modèles économiques durables.

« L’UITP croit en un scénario durable où les transports publics constituent l’épine dorsale des systèmes de mobilité urbaine et où de nouveaux services de mobilité sont intégrés pour soutenir une vision urbaine plus durable, moins dépendante de la voiture privée. Il est évident que certaines zones pourraient mieux répondre à la demande avec des véhicules plus petits et un itinéraire flexible plutôt qu’avec des services traditionnels à itinéraire fixe. Pourtant, un tel scénario durable nécessite une intervention publique et pose un défi de gouvernance. »