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La semaine dernière s’est tenue en Égypte la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2022. Une COP en Afrique.

Tandis que les conséquences de la crise climatique touchent chaque jour de plus en plus de personnes.

Alors que le conflit fait rage en Europe. C’est à ce moment-là que le huit milliardième habitant de la planète a vu le jour… On peut affirmer sans risque de se tromper que les enjeux à Charm el-Cheikh étaient considérables.

  • Les attentes ont-elles été satisfaites ? Pas tout à fait.
  • Faut-il en faire davantage ? Bien sûr.
  • Le rôle du Transport en Commun (TC) et de la Mobilité active est-il pris au sérieux ? Tout à fait !

Bien entendu, ces attentes doivent être replacées dans le contexte des deux principaux objectifs de cette COP :

  1. Reconnaître les pertes et les dommages causés par le changement climatique dans les pays en développement et convenir d’un moyen de les indemniser.
  2. Obtenir un engagement en faveur de l’abandon progressif des énergies fossiles.

Le fait que cette édition se déroule en Afrique rend ce premier point d’autant plus crucial. Ce continent ne représente que 3 à 4 % des émissions mondiales de CO₂.

Mais dans le même temps, ce sont ses habitants qui subissent le plus les conséquences de la crise climatique. Ce sont eux les premiers à subir une chaleur extrême, les premiers à voir les rivières s’assécher et les premiers à être contraints de quitter leur foyer pour survivre.

Malheureusement, aucun engagement n’a été pris en faveur de l’abandon progressif des combustibles fossiles.

Mes réflexions sur la COP27 :

Les pays ne sont pas fiers de leurs investissements dans le Transport en Commun.

La mobilité était sous-représentée dans les pavillons. Même s’il représente près de 30 % des émissions mondiales de CO₂, le secteur des transports est celui qui connaît la croissance la plus rapide en matière d’émissions de gaz à effet de serre.

Deux pays ont toutefois clairement mis en avant le rôle de la mobilité urbaine : le #Sénégal et #Israël. Il est regrettable que les #EAU, qui accueilleront la prochaine COP et disposaient de l’un des plus grands pavillons, aient presque exclusivement axé leurs messages sur l’énergie et les technologies.

Ils n’ont pas évoqué les progrès réalisés par le secteur des transports publics à Dubaï, par exemple. Ils ont même exposé une maquette d’avion. On a l’impression qu’ils ne sont pas fiers des progrès réalisés dans le domaine du Transport en Commun. Dans de nombreux pays, c’est malheureusement encore le cas.

Les ambitions de l’Afrique en matière de mobilité sont immenses

En tant que COP africaine, cette édition a suscité une forte participation de la part du continent. Non seulement parmi les délégués, mais aussi parmi les pavillons et les organisations internationales.

Il est évident que les ambitions de l’Afrique dans le domaine des transports et de la mobilité sont considérables. Compte tenu du nombre croissant de projets d’investissement, les institutions de financement multilatérales et bilatérales souhaitent s’impliquer.

C’est une excellente nouvelle. Toutefois, pour que cette évolution puisse se concrétiser, les villes africaines auront besoin d’autorités de transport dotées des moyens nécessaires et d’un renforcement des capacités. Grâce à sa nouvelle approche pour l’Afrique, mise en place en collaboration avec l’UATP, l’UITP entend jouer un rôle actif pour soutenir cette évolution.

Nos discussions avec l’Union africaine, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et la Banque islamique de développement sont très prometteuses pour de futures collaborations.

Le Transport en Commun (TC) a mis les petits plats dans les grands

Notre présence à Charm el-Cheikh nous a permis de rencontrer des Membres et des partenaires de l’UITP venus d’Égypte et d’ailleurs, et de participer avec eux à de nombreuses séances de travail.

À cette occasion, un nouveau membre, l’ACTA, a rejoint l’UITP. Nous avons également pu constater le développement rapide que connaît l’Égypte dans le domaine du Transport en Commun (TC).

Des réseaux multimodaux sont en cours de mise en place ou d’extension au Caire, à Alexandrie et dans la nouvelle capitale administrative.

Les participants à la COP27 ont pu bénéficier d’une excellente organisation du réseau de bus local : une flotte de 140 bus électriques et de 120 bus au GNC, dotée de bornes de recharge simultanées, d’un système intelligent de gestion de flotte et d’un système de localisation automatique, le tout mis au point et déployé en moins de quatre mois. Quand on veut, on peut.

La COP27 a marqué une avancée considérable ; la COP28 constituera un bond en avant encore plus important

La COP est un événement de grande envergure qui rassemble des dizaines de milliers de participants. Il n’est pas facile de s’y retrouver parmi les nombreux pavillons, sessions et activités. Il faut une préparation minutieuse pour en tirer le meilleur parti. J’ai la chance d’être entouré de collègues proactifs et compétents. Cela est bénéfique non seulement pour l’UITP, mais aussi pour ses membres et l’ensemble des parties prenantes.

En fin de compte, je suis fier du travail que nous accomplissons pour faire progresser le Transport en Commun (TC). Chaque jour, nous apportons notre contribution pour bâtir des villes plus saines, plus heureuses et plus fortes. La COP27 a marqué un grand pas en avant, et lors de la COP28, nous ferons un bond en avant encore plus grand.

Mais le Transport en Commun (TC) figurent à l’ordre du jour en matière de climat

La COP27, sous l’égide de la présidence égyptienne, a inscrit le Transport en Commun (TC) à l’ordre du jour. Avec le soutien de l’UITP et d’autres associations, une nouvelle initiative, LOTUS, a été lancée.

Son objectif est de relever cinq défis systémiques dans le domaine de la mobilité urbaine, en particulier dans les pays du Sud. Une autre initiative, SURGe, axée sur les villes, porte également sur la mobilité urbaine.

L’UITP codirige les axes de travail de ces deux initiatives ; nous serons donc étroitement associés à leur élaboration et nous nous emploierons activement à faire en sorte que le Transport en Commun (TC) y joue un rôle de premier plan.

Je considère ce résultat comme une avancée importante et positive par rapport à la manière dont le Transport en Commun (TC) avait été abordé lors de la précédente COP à Glasgow. Alors que la #COP26 était axée sur les véhicules et la technologie, la #COP27 a placé les personnes et leur bien-être au cœur de la solution.

Mohamed Mezghani : Agissant au nom de la SARL Mohamed Mezghani